Le dojo aïkido traditionnel de Saint Raphaêl
- On y travaille, c'est en cours...
- Ne pas hésiter à nous contacter si vous êtes intéressé voir dans le menu => "contact"
1. Choisir un Dojo, pas un Club : Retrouver le Sens de la
Transmission
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- En Occident, on choisit souvent un club pour sa proximité ou son prix. Au Japon, on sait qu'un art martial ne se consomme pas : il se transmet de Maître à élève.
- La primauté de la relation
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L’enseignement martial est un artisanat humain,un sur-mesure adapté à
l’unicité
de chaque élève.
Cette relation est sacrée ; rien ne doit venir polluer ce lien direct. Là où le sport formate, l'art martial libère. - La force de la filiation Demander « Qui est votre Maître ? » est bien plus révélateur que de demander un grade. Cela définit votre place dans une lignée et la vérité de votre pratique.
- Sortir de l'impasse sportive Le formatage « sportif » est à l'opposé de la quête martiale. Comment espérer trouver la Voie en tournant le dos à son essence ? On ne trouve jamais ce que l'on cherche en marchant dans la direction opposée.
- Rejoindre un Dojo, c'est quitter le sport pour entrer dans la Voie.
2. FAQ : Tout savoir sur le Dojo de Saint-Raphaël
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1. Je n’ai jamais fait d'art martial, est-ce pour moi ?
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- Absolument. L'Aïkido traditionnel ne repose pas sur la force physique ou la souplesse de départ. Comme l'enseigne Alain Peyrache Sensei, l'enseignement est "sur mesure". Éric Gousset accompagne chaque élève selon ses capacités propres. On ne cherche pas la performance, mais la progression personnelle.
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2. Quelle est la différence avec un "club" de sport classique ?
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Ici, vous ne trouverez pas de compétition, de médailles ou de "classement".
Un Dojo est un lieu d'étude et de transmission.
Vous n'êtes pas un client qui consomme un sport, mais un élève qui s'inscrit dans une filiation.
C'est une démarche de vie, pas une simple dépense calorique.
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Ici, vous ne trouverez pas de compétition, de médailles ou de "classement".
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3. Pourquoi est-ce important de connaître la "filiation" (Alain Peyrache) ?
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- Parce qu'un art martial sans racine perd son sens. En suivant l'enseignement d'Alain Peyrache via Éric Gousset, vous avez la garantie de pratiquer un Aïkido originel, fidèle aux principes fondateurs, loin des dérives sportives ou administratives modernes.
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4. Quel équipement dois-je prévoir pour débuter ?
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Un simple aïkido-gi (souvent appelé kimono de judo) blanc et une ceinture
blanche
suffisent.
Pour vos premiers cours d'essai, un bas de jogging et un t-shirt manches longue conseillées propre feront l'affaire.
Nous pratiquons pieds nus sur le tatami.
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Un simple aïkido-gi (souvent appelé kimono de judo) blanc et une ceinture
blanche
suffisent.
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5. Puis-je m'inscrire en cours d'année ?
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Oui.
Contrairement aux sports collectifs, l'apprentissage de l'Aïkido est
individuel au sein du groupe car c'est un art et pas un sport.
Vous pouvez rejoindre le Dojo à n'importe quel moment de l'année' :
le Maître adaptera ses conseils à votre niveau de débutant et aux limites de chacun.
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Oui.
Contrairement aux sports collectifs, l'apprentissage de l'Aïkido est
individuel au sein du groupe car c'est un art et pas un sport.
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6. Est-ce une méthode de self-défense ?
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L'Aïkido est d'une redoutable efficacité,
ce qui donne souvent une image fausse de complaisance (certains sont surpris à
l'essai),
mais son but premier n'est pas la bagarre.
Il y aura toujours plus fort que vous... Cette recherche d'invincibilité est une illusion stupide et dangereuse.
C'est la victoire sur soi-même, devenir meilleur.
C'est l'art de résoudre un conflit sans violence inutile.
Vous apprendrez à utiliser la force de l'autre, ce qui en fait une discipline idéale pour tous, peu importe le gabarit. - "Le premier pas est le plus difficile.
Venez nous rencontrer pour un cours d'essai gratuit et ressentez la différence."
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L'Aïkido est d'une redoutable efficacité,
ce qui donne souvent une image fausse de complaisance (certains sont surpris à
l'essai),
mais son but premier n'est pas la bagarre.
3. L'Évolution du Dojo : De la Chine au Japon
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- L'origine du mot Dojo remonte à la Chine ancienne. À l'origine, il s'agit de la traduction du terme sanskrit Bodhimanda, désignant le « lieu où l'on atteint l'éveil ». C'était l'endroit sacré où le Bouddha s'est illuminé.
- L'illumination (le Satori au Japon ou le Nirvana en Inde) : il faut imaginer que notre esprit habituel est comme un lac agité par le vent : les vagues nous empêchent de voir le fond.
- L'illumination, c'est le moment où le vent s'arrête et où l'eau devient parfaitement limpide. Voici les trois piliers pour comprendre cette "mystique" :
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1. Le réveil d'un rêve
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- Le mot "Bouddha" signifie littéralement « celui qui est éveillé ». L'illumination n'est pas l'acquisition d'un pouvoir magique, mais la fin d'une illusion.
- C'est comprendre que nos peurs, nos colères et nos désirs sont des constructions mentales, un peu comme un cauchemar dont on se réveille enfin pour voir la réalité telle qu'elle est.
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2. L'unité avec le "Tout"
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Dans la vie quotidienne, nous nous sentons séparés des autres et de la nature (moi
contre le reste du monde).
- L'expérience mystique : C'est le sentiment profond que cette séparation n'existe pas.
- Le lien avec l'Aïkido : C'est exactement ce que Morihei Ueshiba a ressenti lors de ses illuminations : il a compris qu'il ne faisait qu'un avec l'Univers. Il ne combattait plus un ennemi, il protégeait l'harmonie universelle.
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3. La fin de la dualité
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Pour l'esprit illuminé, les opposés s'effacent :
- Il n'y a plus de gagnant ou de perdant.
- Il n'y a plus de bien ou de mal absolu.
- Il n'y a que le moment présent, vécu avec une clarté totale et une paix intérieure que rien ne peut troubler.
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- L'illumination, c'est passer de « je fais une technique » à « la technique se fait à travers moi ». C'est le moment où le geste martial devient une expression naturelle de la vie, sans effort ni calcul.
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C'est pour cette raison que le Dojo est un lieu sacré.
On n'y vient pas pour "apprendre à se battre", mais pour enlever les couches d'ego qui nous empêchent de voir cette lumière intérieure.
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La Transformation Japonaise
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Importé au Japon avec le bouddhisme et le taoïsme, le Dojo était initialement une salle
adjacente aux temples religieux.
C’était un espace de méditation et de rituels, purifié
et coupé du monde profane.
- Période Kamakura (1185–1333) : C’est le tournant décisif. Sous l'influence du Bouddhisme Zen, la classe des Samouraïs commence à fusionner la discipline spirituelle et l'entraînement au combat.
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Le Temple des Arts Martiaux :
Le Dojo cesse d'être uniquement un lieu de prière pour devenir
le sanctuaire de la forge du corps et de l'esprit.
La pratique guerrière y est élevée au rang de voie spirituelle (Do).
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Le Dojo n'est pas une simple "salle de sport".
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C'est un héritage où :
- Le sacré subsiste : On y salue l'espace (Kamiza) en entrant.
- L'effort est méditation : Chaque mouvement martial est une quête de perfection intérieure.
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En 1925, alors qu'il a 42 ans, Morihei Ueshiba
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- vit une expérience qui va radicalement transformer sa pratique martiale, passant de "l'art de tuer" à "l'art de la paix".
- Voici le récit de cette illumination, souvent appelée son "Satori" :
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Le duel sans combat
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- Tout commence par un défi lancé par un officier de la marine, expert en sabre. Ueshiba accepte, mais sans arme.
- Durant tout le duel, il évite chaque attaque de l'officier sans jamais le frapper.
- Il expliquera plus tard qu'il "voyait" la trajectoire du coup (sous forme d'un trait de lumière) avant même que le sabre ne bouge.
- Épuisé et incapable de toucher Ueshiba, l'officier abandonne.
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L'instant de grâce dans le jardin
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Après le duel, Ueshiba se rend dans son jardin pour se rafraîchir près d'un puits. C'est
à cet instant précis que le phénomène mystique se produit :
- La Vision d'Or : Il raconte que la terre a soudainement tremblé et qu'une source de lumière dorée a jailli du sol, l'enveloppant totalement. Il a eu la sensation que son corps devenait immatériel, fait de lumière pure.
- L'Union avec l'Univers : À ce moment, il comprend le sens du mot Aïki. Il réalise que l'esprit de l'univers est un esprit de protection et d'amour pour toutes les créatures.
- La fin du conflit : Il comprend qu'un vrai guerrier n'a pas besoin de force brute ou d'armes pour vaincre, car il ne cherche plus à battre un ennemi, mais à ne faire qu'un avec lui pour stopper le conflit.
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Les conséquences pour l'Aïkido
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- Ueshiba dira plus tard :
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« À cet instant, j'ai compris que le Budo (la voie martiale) n'est pas de renverser l'adversaire par la force, mais de maintenir la paix dans le monde.»
— Morihei Ueshiba -
C’est pour cela que : l'aïkido n'est pas un sport
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- L'Aïkido n'a pas de compétition : On ne cherche pas à être "meilleur" que l'autre.
- Les mouvements sont circulaires : Ils imitent les cycles de la nature pour harmoniser les énergies plutôt que de les heurter
- Le fondateur est devenu "O-Sensei" : Ce n'était plus seulement un technicien de génie, mais un guide spirituel.
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C'est cette vision d'or qui explique pourquoi,
même âgé et de petite taille, il dégageait une puissance que personne ne pouvait
ébranler :
il ne se battait plus contre un homme, il bougeait avec l'univers.
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Méfiance
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Dans le monde des arts martiaux, la frontière entre l'histoire réelle et l'hagiographie
(le récit légendaire pour glorifier un maître) est souvent très floue.
- Il faut distinguer le fait historique, l'expérience subjective et le marketing martial.
- Pour Ueshiba, certains disciples ont parfois exagéré ses "pouvoirs" pour renforcer le mythe du vieil homme invincible.
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Le choc émotionnel :
Ueshiba sortait d'une période de deuil (son père et ses deux fils) et
de traumatismes (une expédition militaire ratée en Mongolie).
Ces chocs poussent souvent l'esprit vers des expériences de "clarté" soudaine pour survivre au chaos intérieur. - L'explication réaliste : Après des années d'entraînement intensif (physique et méditatif), le cerveau d'un expert peut atteindre un état d'hyper-vigilance. Ce qu'il appelle "voir des traits de lumière" est probablement une lecture intuitive ultra-rapide du langage corporel de l'adversaire.
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Pourquoi ce récit est resté ?
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Même si on doute du côté "mystique", le changement de comportement de Ueshiba est, lui,
historiquement prouvé.
- Avant 1925 : Il enseignait le Daito-ryu Aiki-jujutsu, une méthode de combat redoutable et brutale destinée à briser l'adversaire.
- Après 1925 : Il change le nom de son art, modifie les techniques pour les rendre circulaires et refuse la compétition
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Une "invention" utile ?
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Que la lumière dorée ait été réelle ou une simple hallucination due à la fatigue
et à la
ferveur religieuse, le résultat est concret :
cela a donné naissance à une philosophie de non-violence. -
Dans les arts martiaux, on dit souvent :
"Peu importe si l'histoire est vraie, ce qui compte
c'est ce que la pratique produit aujourd'hui sur le tapis."
Si le mythe permet au pratiquant d'être plus calme et bienveillant, il remplit sa fonction.
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Que la lumière dorée ait été réelle ou une simple hallucination due à la fatigue
et à la
ferveur religieuse, le résultat est concret :