Éric Gousset est le professeur du dojo aïkido de Saint Raphaêl
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Éric Gousset filiation
"Un maitre, un dojo" c'est le principe de base martial japonais
La base de l'aïkido du fondateur : "O sensei Morihei Ueshiba".
C'est pourquoi dans tous les dojo d'aïkido vraiment tradtionnel il y a ce shéma de filiation.
1. Filiation Pourquoi c'est la base ?
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« Au-delà du sport, la filiation.
Entrez dans un Dojo, pas dans un gymnase, pas dans un club ». - L’art martial ne s’achète pas, il se transmet de maitre à élèves. »
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« Au-delà du sport, la filiation.
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Choisir un Dojo, pas un Club : Retrouver le Sens de la
Transmission
En Occident, on choisit souvent un club pour sa proximité ou son prix.
Au Japon, on sait qu'un art martial ne se consomme pas : il se transmet de Maître à élève, dans un dojo (tradition) pas dans un club (sportif).
👉 **« Un simple passage sur Internet suffit pour mesurer l’étendue abyssale de l’ignorance qui règne jusque chez les pratiquants d’arts martiaux. »** -
La primauté de la relation
L’enseignement martial est un artisanat humain, un sur-mesure adapté à l’unicité de chaque élève.
Cette relation est sacrée ; rien ne doit venir polluer ce lien direct.
Là où le sport formate, l'art martial libère. -
La force de la filiation
Demander « Qui est votre Maître ? » est bien plus révélateur que de demander quel grade, voir pire quelle fédé ? (aucun art même en occident ne fonctionne dans une fédération).
Cela définit votre place dans une lignée et la vérité de votre pratique. -
Sortir de l'impasse sportive
Le formatage « sportif » est à l'opposé de la quête martiale.
Comment espérer trouver la Voie (do) en tournant le dos à son essence ?
On ne trouve jamais ce que l'on cherche en marchant dans la direction opposée. - Rejoindre un Dojo, c'est quitter le sport pour entrer dans la Voie.
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Choisir un Dojo, pas un Club : Retrouver le Sens de la
Transmission
Le maire et le berger
Le maire de St Raphaël Frédéric Masquelier et Eric Gousset berger et professeur d'aïkido
Sur la photo : le maire de St Raphaël Frédéric Masquelier et Eric Gousset lorsqu'il gardait ses moutons dans les friches de Saint Raphaël.
Éric Gousset Berger et professeur d'aïkido
2. Éric Gousset : Du Silence des Alpages à la Voie de
l'Aïkido
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- Un parcours forgé par la terre et le Budo.
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Il y a 30 ans, Éric Gousset pousse la porte du dojo de
Villefranche-sur-Saône.
Il y découvre l'Aïkido sous l'égide d'Alain Peyrache Sensei, figure
incontournable de la
discipline dont le nom résonne mondialement.
Au fil des stages internationaux, Éric tisse des liens indéfectibles avec des pratiquants du monde entier — d'Israël au Canada, de la Belgique aux Pays-Bas — unis par une même vision de l'art. - Entre 2000 moutons et le Tatami Le métier de berger n’est pas une profession, c’est un sacerdoce. Difficile de diriger un cours de Dojo quand on veille sur un troupeau de 2000 têtes en haute altitude. Pourtant, Éric n’a jamais rompu le lien. Entre deux estives, il retrouve le kimono avec une intensité décuplée, faisant de chaque instant de pratique un moment de rattrapage essentiel.
- L’Ami des bêtes et de l'Icône Berger médiatique et reconnu pour son expertise (dressage, tontes, émissions TV), son talent attire l’attention d’une légende : Brigitte Bardot. Séduite par sa compétence et son authenticité, elle lui confie la garde de ses protégés à La Garrigue.
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De cette collaboration naît une amitié profonde et sincère.
Loin des projecteurs et des « vautours », ils partagent un respect mutuel
quotidien.
Brigitte, marraine de cœur, soutiendra même activement le développement de l’Aïkido à Saint-Tropez, où Éric enseigne notamment aux petits-enfants de Claudette. - Un nouveau chapitre à Saint-Raphaël Le départ de Brigitte Bardot marque la fin d'une époque et la fermeture du dojo de Saint-Tropez. Mais la transmission ne s'arrête jamais. Aujourd'hui, Éric Gousset ouvre le Dojo d’Aïkido Traditionnel de Saint-Raphaël.
- C'est ici, dans sa ville de résidence — où on l'aperçoit parfois gardant ses moutons l'hiver aux côtés du maire Frédéric Masquelier — qu'il transmet désormais l'enseignement reçu d'Alain Peyrache.
- L’Aïkido d'Éric Gousset : Une pratique ancrée dans le réel, entre nature sauvage et tradition martiale.
3. Morihei Ueshiba, le fondateur de l'Aïkido : aussi
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- Pour Morihei Ueshiba, le fondateur de l'Aïkido, les arts martiaux et l'agriculture n'étaient pas deux activités distinctes, mais les deux faces d'une même pièce qu'il appelait « Masakatsu Agatsu » (la vraie victoire est la victoire sur soi-même).
- Il a souvent répété que le Budo (la voie martiale) et le travail de la terre étaient inséparables pour atteindre l'harmonie.
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Pourquoi ce mélange était-il essentiel pour lui ?
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Le concept de "Aiki Enryu" :
Ueshiba voyait dans la croissance des plantes et le cycle des
saisons la manifestation même du Ki (l'énergie vitale).
En travaillant la terre, il affinait sa compréhension de la création et de la protection de la vie, ce qui est le but ultime de l'Aïkido. -
L'enracinement physique :
Le travail agricole exige une posture solide, une utilisation
efficace des hanches et une respiration profonde.
Les mouvements qu'il effectuait avec une houe ou une faucille se retrouvaient directement dans ses techniques de sabre (Aiki-Ken) ou de bâton (Aiki-Jo). -
La simplicité spirituelle :
Après la Seconde Guerre mondiale, il s'est retiré à Iwama dans sa propriété à la
campagne.
Là-bas, il menait une vie ascétique, refusant d'être un "professeur de salon".
Il pensait qu'un pratiquant d'arts martiaux perdait son âme s'il se coupait de la nature.
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Le concept de "Aiki Enryu" :
Ueshiba voyait dans la croissance des plantes et le cycle des
saisons la manifestation même du Ki (l'énergie vitale).
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Une vision unique du "Guerrier-Paysan"
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- Contrairement à la vision classique du samouraï urbain, Ueshiba prônait le retour à la terre :
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Aspect Dans l'Art Martial Dans l'Agriculture Action Cultiver la paix Cultiver la nourriture Énergie Canaliser le Ki Respecter les forces de la nature Objectif Protéger la vie Nourrir la vie -
- C'est d'ailleurs à Iwama (dans sa propriété à la campagne) que l'Aïkido a pris
sa forme définitive, loin de
l'agitation de Tokyo.
On dit souvent que c'est là, entre son dojo et ses champs de riz, qu'il a vraiment "poli" sa technique.
- C'est d'ailleurs à Iwama (dans sa propriété à la campagne) que l'Aïkido a pris
sa forme définitive, loin de
l'agitation de Tokyo.
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Les exercices physiques qu'il partageait entre la ferme et le dojo
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- Pour Morihei Ueshiba, le corps était un outil sacré qu'il fallait "forger" (un processus qu'il appelait Tanren). Il n'y avait aucune rupture entre le maniement d'un outil agricole et celui d'une arme en bois.
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Voici les exercices et principes physiques qu'il transférait de la terre au tatami :
- 1. Le maniement de la houe et le Shomenuchi
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L'exercice le plus emblématique
était l'utilisation de la houe pour labourer.
Pour Ueshiba, le mouvement pour fendre la terre était identique au Shomenuchi (frappe verticale à la tête). - Le principe : Ne pas utiliser la force des bras, mais le poids du corps et l'engagement des hanches.
- L'application :
- En laissant tomber la houe avec fluidité, on apprend à ne pas "frapper" avec tension, mais à laisser l'énergie traverser l'outil, exactement comme avec un sabre (Bokken). À ne pas s'opposer, mais à accompagner le mouvement ki no nagare.
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L'exercice le plus emblématique
était l'utilisation de la houe pour labourer.
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2. Le fauchage et le mouvement circulaire
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- Le fauchage des herbes hautes ou du riz demandait un mouvement de rotation du bassin extrêmement précis.
- Le principe : L'enracinement des pieds tout en gardant une colonne vertébrale souple. Un mouvement du corps entier.
- L'application : Ce mouvement de torsion contrôlée est la base des techniques de projection comme Irimi-nage ou Tenchi-nage, où l'on dévie la force de l'adversaire par une rotation stable.
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3. Le transport de charges et le "Centre" (Seika Tanden)
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- Porter des seaux d'eau ou des sacs de récolte sur des terrains accidentés forçait Ueshiba et ses élèves à maintenir un centre de gravité bas.
- Le principe : Le maintien du Kosho (l'équilibre stable). Si le centre de gravité monte, on bascule.
- L'application : En Aïkido, cela se traduit par une posture où le haut du corps reste détendu alors que le bas est puissamment ancré.
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Les rituels spécifiques : Misogi et Chinkon Kishin
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Au-delà du travail manuel, Ueshiba intégrait des exercices de purification en plein air
qu'il pratiquait avant de cultiver ou d'enseigner :
- Tori-fune (La rame) : Un mouvement de balancier d'avant en arrière, imitant le geste de ramer sur un bateau. Cet exercice renforce les hanches et coordonne la respiration avec l'extension du corps.
- Furitama (Vibration de l'âme) : Joindre les mains devant le centre de l'énergie et les faire vibrer rapidement pour "calmer" l'esprit et éveiller la sensibilité nerveuse.
- — Morihei Ueshiba
« Le Budo n'est pas de renverser l'adversaire par notre force, mais de maintenir la paix dans le monde. Le travail de la ferme est l'accomplissement de cette paix par la sueur.»
— Morihei Ueshiba